La Plateforme distribuera près de 850 000 préservatifs cette année !
Cet été encore, La Plateforme remet le préservatif au centre des conversations avec le retour de sa campagne « Sors avec un préservatif, rentre sans IST ». Son visuel ? Un préservatif usagé. Déroulé. Assumé. Presque fier de lui. Oui, on doit encore parler de capotes en 2026. Parce qu’on n’a pas fini d’en avoir besoin.
La Plateforme, principal fournisseur de préservatifs gratuits en Wallonie et à Bruxelles
Parce que la prévention des infections sexuellement transmissibles commence encore et toujours par l’accès au préservatif, La Plateforme mettra, cette année encore, près de 850 000 préservatifs gratuits à disposition des jeunes et des moins jeunes, tout au long de l’année. C’est 200 000 de plus que d’habitude, grâce à un soutien financier exceptionnel accordé par la COCOF.
Distribués via les Centres Locaux de Promotion de la Santé, les centres de planning familial et de nombreux partenaires de terrain, ces préservatifs seront accessibles partout où la fête, les rencontres et la vie se vivent pleinement.
Les équipes et animateur·rices de La Plateforme seront également présent·es lors de nombreux festivals et événements estivaux pour informer, sensibiliser et rappeler un message simple : le préservatif reste, encore et toujours, la plus cool des armures contre les IST.
Les IST progressent. L’usage du préservatif recule.
En Belgique comme ailleurs en Europe, les infections sexuellement transmissibles continuent d’augmenter : chlamydia, gonorrhée, syphilis… mais aussi VIH, dont les diagnostics sont repartis à la hausse ces dernières années.
Dans le même temps, l’utilisation du préservatif diminue chez les jeunes. Selon l’OMS, de plus en plus d’adolescent·es déclarent avoir eu des rapports sexuels sans protection.
Sur le terrain, les constats sont les mêmes : méconnaissance des IST, fausse impression de sécurité, idées reçues, gêne d’en parler, usage incorrect du préservatif… et parfois simplement l’idée que “ça n’arrive qu’aux autres”.
Spoiler : non.
Une campagne volontairement directe
Le préservatif reste l’un des outils les plus simples et les plus efficaces pour se protéger du VIH et de nombreuses IST. Pourtant, il reste entouré de malaise, de clichés ou de moqueries.
La campagne choisit donc un ton clair, décomplexé et frontal.
Pas pour provoquer gratuitement.
Mais parce que la banalisation des risques, elle, a des conséquences bien réelles.
Parler du préservatif sans honte
Pensée avec et pour les jeunes, la campagne détourne les codes publicitaires classiques pour valoriser un geste de protection souvent présenté comme gênant, contraignant ou “pas sexy”.
Ici, le préservatif devient au contraire le héros de la soirée.
Celui qui permet de profiter, de kiffer, et de rentrer sans mauvaise surprise.
Parce qu’utiliser un préservatif, ce n’est ni ringard ni dramatique.
C’est juste prendre soin de soi et des autres.
Ce qu’ils en disent
« Oui, notre campagne montre un préservatif usagé. Et oui, certaines personnes trouveront cela “trop explicite”. Mais ce qui est vraiment dérangeant, ce sont les IST évitables qui continuent de progresser. »
Thierry Martin, Directeur de La Plateforme
« Le préservatif reste à ce jour la meilleure protection pour éviter la transmission d’infections sexuellement transmissibles et du VIH. Or, malgré son efficacité, l’utilisation du préservatif est en recul, notamment chez les adolescents. L’augmentation probable du coût du préservatif, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient qui a poussé à la hausse le prix du caoutchouc, risque encore de freiner son utilisation. L’action de distribution de préservatifs gratuits lancée par La Plateforme est, dans ce contexte, un fantastique outil de prévention et de promotion de la santé. Le gouvernement de la COCOF a tenu à soutenir ce projet avec un subside exceptionnel. »
Karine Lalieux, Ministre en charge de la Promotion de la santé à Bruxelles
« Le préservatif reste l’un des moyens de prévention les plus simples, accessibles et efficaces pour se protéger contre les infections sexuellement transmissibles. Pourtant, son usage recule, en particulier chez les plus jeunes. Ce constat nous oblige à redoubler d’efforts pour encourager son utilisation, sans tabou ni stigmatisation. Parler de sexualité, c’est aussi parler de responsabilité, de respect de soi et des autres. »
Yves Coppieters, Ministre de la Santé en Wallonie